Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 17:15


La jeunesse de ce légendaire surhomme vauclusien est lisible ici : http://www.unblogreveur.net/article--conte-provencal-jean-de-l-ours-1ere-partie--39257257.html

 

 

Deuxième partie : Premières rencontres

 

Jean de l’ours était content d’être désormais apprenti chez un forgeron. Ce dernier était sans doute moins enthousiaste en raison du matériel que Jean cassait régulièrement, sans jamais le faire volontairement. Jean ne se rendait pas vraiment compte de sa grande force, et c’était bien là le problème pour ce surhomme précoce. Mais son patron n’osait pas le virer car il craignait l’imposant Jean. On ne comptait plus les enclumes, marteaux et autres morceaux métalliques que jean brisait.

Un jour le forgeron dit à jean qu’il en savait maintenant suffisamment pour pouvoir aller voler de ses propres ailes. Lors de cette séparation en bons termes, Jean demanda une faveur : pouvoir récupérer tous les matériaux qu’il avait cassés, ce qui lui fut accordé.

Avec tous ces métaux Jean forgea une barre de fer qui lui servirait de bâton et de massue .     (La mythique massue d’Hercule n’est sans doute pas loin……).

 L’arme conçue par Jean faisait le même diamètre qu’une poutre et pesait plus de cinq quintaux.

Sa poutre de fer fièrement posée sur l’épaule, Jean de l’ours fit ses adieux aux forgeron et partit en direction de Marseille.

 

A la tombée de la nuit, alors que Jean se reposait sur un talus, il aperçut au loin de grosses pierres faire du rase-mottes. Il vit aussi une meule de moulinier. Il descendait dans la vallée pour voir de plus près. Jean de l’ours découvrit un homme en train de jouer à une sorte de Polo ou Hockey : les énormes pierres servant de palets.

-« Superbe jeu, comment te nommes tu ? » demanda Jean

-« Deferre Moulin «  répondit ce pratiquant d’un jeu si géant.

-« alors toi tu me plais bien, veux tu venir avec moi ? » répondit Jean

-« avec plaisir » répondit sans hésiter son nouveau compagnon.

 

Le lendemain ils croisèrent dans une futaie un homme qui abattait  les hêtres et les chênes avec une faucille, et les amassait en de gros fagots.

Cela plut à Jean de l’ours qui se disait sûrement qu’avec cette homme ils formeraient un superbe trio de « grosbills » (atout non négligeable pour mener une vie d’aventurier). Il lança :

-« quel est ton nom ? »

-« Je me nomme Tord Chêne » répondit ce bûcheron si particulier

-          « veux tu devenir notre compagnon de route ? » demanda Jean

-          « avec plaisir »  répondit Tord Chêne

 

Le soir les trois compagnons arrivèrent au pied d’une montagne servant de socle à un château qui était illuminé.

Il virent non loin d’eux  une vieille femme qui gardait sa cabre( = chèvre), ils lui demandèrent qui était le propriétaire de ce mystérieux château.

« Surtout n’y allez pas ! Toutes les personnes qui y sont allées n’en sont jamais revenues » leur indiqua la vieille femme, parlant sans doute par expérience, mais aussi vraisemblablement magicienne ou devineresse.

 

Mais ce mystère alimenta le goût que jean nourrissait pour le défi et l’aventure. Il encouragea Tord Chêne et Deferre Moulin à l’y accompagner.

Aussitôt dit aussitôt fait : nos trois compères escaladèrent la montagne. Arrivés au sommet ils constatèrent que la porte du château était ouverte, quelqu’un les attendrait-il ? Mystère….

 

Ils visitèrent ainsi le château, découvrant des vastes pièces éclairées, désertes et ornées d’un mobilier de luxe.

 

Jean décida d’y élire domicile. Ils prirent un repos bien mérité. Quand ils se réveillèrent, ils décidèrent de mettre en place un roulement pour aller chercher du gibier et préparer la cuisine. Le premier à être désigné cuisinier du jour fut Deferre Moulin. Jean et Tord Chêne partirent ensemble à la chasse en vue d’alimenter la cuisine.

 

Deferre Moulin livré à lui-même dans ce château, fut intrigué par un cor qui ornait la cheminée.

Il souffla dedans et aussitôt se fit un vacarme dans la cheminée, laissant apparaître une créature de petite taille, musclée et selon les versions à tête de chat et selon d’autres à tête de musaraigne (dans ce cas la ce serait une sorte de Mickey Mouse bodybuildé mais de la taille d’un gnome).

Deferre Moulin lui demanda ce qu’elle voulait

« de la soupe » répondit-elle.

« va t’en vermine ou je t’écrabouille » riposta Deferre Moulin

-« prends garde »  avertit la petite créature  qui brandissait une canne-baguette. Elle s’élança sur Deferre Moulin , et agile, le roua de coups sans qu’il eut le temps de comprendre. Cette volée de coups mit K.O en quelques secondes un Deferre Moulin qui n’avait pas eu le temps de se servir de sa force de lanceur de grosses pierres….

 

Jean et Tord Chêne revinrent au château , découvrant Deferre Moulin qui s’était manifestement pris une taule et était encore allongé au sol.

Pîqué dans sa fierté, Deferre Moulin déclara : » je vous avais préparé une bonne soupe pour votre retour, mais un énorme géant est arrivé et m’a roué de coups en volant ma soupe. « 

 

Le lendemain, Jean de l’Ours et Deferre Moulin quittèrent ensemble la forteresse pour aller à la chasse. Tord Chêne seul dans le château rencontra lui aussi la mystérieuse et minuscule créature, même scénario que pour son compagnon de la veille, Tord Chêne se prend une raclée qui le laisse sur le carreau.

Lors du retour de Jean et Deferre Moulin, Tord Chêne encore groggy et amoché dit lui aussi avoir été frappé par un géant qui lui a volé sa soupe.

 

Deferre Moulin riait intérieurement car il avait compris que Tord chêne s’était lui aussi fait battre par le gnome, la dextérité et la force de Tord Chêne n’ayant rien pu faire face à ce minuscule Hercule à tête de chat (ou de musaraigne) qui était une vraie machine à distribuer les coups de baguette.

 

Jean de l’ours se porta d’office volontaire pour être le cuisinier du lendemain, afin d’attendre de pied ferme ce mystérieux visiteur aimant la soupe.

 

Le lendemain Jean préparait tranquillement la soupe, quand il sonna le cor et découvrit ainsi la mystérieuse et minuscule créature. Jean frappa immédiatement la petite créature, mais elle était agile, rapide, elle évitait les coups de Jean.

Alors commença un combat acharné dans un déluge de poutres et baguettes métalliques qui frappaient en dégageant des étincelles. Le petit gnome bastonnait hargneusement le surhomme qui se prenait de nombreux et puissants coups de baguette sur la tête. Mais Jean de l’ours serrait les dents et s’accrochait, ayant compris que sa force ne suffisant pas, son courage lui permettrait peut être de tenir le coup…. Après un combat acharné , Jean réussit à applatir la créature comme une crêpe en rassemblant toutes ses forces pour lui administrer un coup de sa gigantesque poutre de fer.

C’est alors que la créature à tête de chat (ou de musaraigne) demanda grâce et dit » « si tu m’épargnes je te révélerai le secret du château maudit »

 

A SUIVRE………

(La « suite dans la troisième partie qui s’intitulera « la quête »…….)

 

 

 

 

 

 

 

Par Benoitreveur - Publié dans : Fantastique/légendaire/SF - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés