Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 18:11

 

 

      Le conte traditionnel qui va suivre est la version provençale/alpillaise/camarguaise de « Jean  de l’ours »  (très différente de la version Languedoc-Roussillon publiée ici http://www.unblogreveur.net/article-32802318.html ).

Cette histoire plaira sans doute aux fans de contes, aux fans de « donjons et dragons »,  aux fans d’Hercule, Samson, voire Musclor ou de tout personnage légendaire au profil « grosbill superboosté» (un « plaisir solitaire coupable » que peu de rôlistes osent avouer mais cultivent presque tous en cachette….. )



 

PARTIE 1 : L’ENFANCE D’UN SURHOMME

Il était une fois dans le Vaucluse une femme prénommée Orsanne. La pauvreté existait déjà à son époque : Orsanne était toujours pauvrement vêtue, elle survivait en vendant les fruits qu’elles Cueillait dans les forêts.

Mais manque de chance pour elle, vint un jour où, s’enfonçant dans un bois, elle marcha par mégarde sur une herbe magique qui lui fit perdre la mémoire de son chemin : elle avait piétiné cette herbe du pied gauche, et elle ne connaissait pas le coup des treize pas de l’autre pieds que la légende prétend être annulateur de sort.

 

Perdue dans la pinède, elle tomba soudain nez à nez avec un ours qui se mit à parler : « tu peux rester vivre avec moi dans ma grotte, je te donnerai à manger, mais tu ne dois pas parler » lui dit cet ours.

Elle resta vivre selon certaines versions un an , et selon d’autres de nombreuses années dans la grotte avec cet ours qui la nourrissait et lui tenait chaud.

Toujours est –il qu’un an après son  arrivée dans la grotte elle mit au monde un bel enfant très grand et très fort qu’elle eut avec cet ours, elle le prénomma son fils Jean.

A la différence du  désormais célèbre et américano-cimmérien Conan qui obtint son corps de barbare puissamment musclé en tournant la roue quand il était esclave, le vauclusien Jean de l’ours quant à lui se forgeait de jour en jour une musculature puissante en jouant et chahutant avec les jeunes loups et les marcassins  : il les battait à chaque fois. De plus, Jean connaissait la forêt et ses chemins comme sa poche, il ne leur fut donc pas difficile à lui et à sa mère de quitter cette grotte pour retourner vivre dans le village.

 

Certaines versions expliquent qu’un jour de son enfance en milieu forestier sauvage, Jean aurait soulevé à bout de bras un énorme rocher de plusieurs mètres cubes, puis l’aurait lancé au loin tel un ballon. Le rocher serait ainsi venu servir de porte pour boucher l’entrée de la fameuse grotte de l »’ours…. Comme on le voit, confronté à une nature forestière rude, malgré un corps déjà naturellement musculeux, Jean de l’ours faisait son « body building de surhomme » en profitant des moyens du bord. Il est aisément imaginable que lors de ce fameux lancer de rocher, Jean de l’ours avait déjà fait  auparavant son « training » en soulevant des rochers plus petits….  Alors, sans vouloir donner dans le grosbillisme : Jean de l’Ours, plus balèze que Conan ?

 

Mais cette période de vie forestière prit fin. Certaines versions de ce conte de la région PACA affirment que l’ours était très dirigiste et tyrannique et que Jean et sa mère fuirent après un conflit les ayant opposé à l’ours.

Quand ils regagnèrent le village de Vaucluse, Jean avait douze ans.

Sa mère le fit aller à l’école, mais son gabarit hors normes ( et selon certaines versions sa forte pilosité qui aurait  fait faire fortune à un barbier) lui attiraient les moqueries des autres enfants de la classe, jean les frappa afin de se faire respecter. Apostrophé par le maître d’école, Jean assomma son instituteur en un coup. Il fut donc arrété par les gendarmes qui le mirent en prison.

Sa mère désespérée alla le voir dans sa geôle : Jean lui dit de se rassurer et que tout allait bien se passer. Jean tint sa promesse, c’est peu de le dire : quelques heures plus tard, le gardien de prison s’étant absenté, Jean fit preuve de sa force herculéenne en arrachant en un seul geste et  à bout de bras la grosse  porte métallique de sa cellule.

 

Bien qu’il s’agisse sans doute de sa crise d’adolescence, on voit ici que le Jean de l’Ours de la région PACA était bien plus rebelle que le Jean de l’ours languedocien…

 L’évasion de Jean réussie, sa mère lui dit que si il voulait, il pouvait partir à l’aventure ou bon lui semblait , le jugeant un peu  plus mature qu’à l’époque de la mésaventaure scolaire.

C’est alors que sur son chemin, il rencontra un forgeron.

Jean voulait suivre une formation d’apprenti chez ce  forgeron.

Les choses « commencèrent bien », puisque Jean commença par briser l’enclume en un seul coup.

 

A suivre……..

 

 

 

Par Benoitreveur - Publié dans : Fantastique/légendaire/SF - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés